Inconnu

 

Le Jardinier inconnu

Prèsque toutes les semaines, de mai jusqu’à septembre, leurs mères et leurs pères firent des détours en rentrant du marché, du boulot ou des leçons de musique pour leurs enfants.  Ils passaient par un portail dans une allée vers un jardin clos et luxuriant, avec des lys, des roses, des dahlias, des agapanthes, des pavots—de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les tailles.  Là, ils coupaient des fleurs avec les ciseaux trouvés dans un panier, puis ils rendaient les ciseaux en laissant des pièces de monnaie, et se pressaient de rentrer chez eux pour mettre les fleurs dans l’eau.  “Ce jardin appartient à qui?” demandèrent les enfants.  “Pourquoi est-ce qu’on ne voit jamais le jardinier?  Est-ce que n’importe qui peut couper les fleurs?  Comment savez-vous combien d’argent il faut laisser?”  Leurs parents ne répondaient qu’en généralités:  “Soyez contents d’avoir de la beauté à la maison” ou “Tous les gardiniers aiment partager” ou “Quand on met les pièces dans le panier, il faut faire un souhait ou dire une bénédiction.”  Les enfants s’éloignaient furtivement des parents pour tester le portail, mais le trouvaient souvent fermé à clef.  Quand il était ouvert, ils s’aventuraient à l’intérieur et trouvaient le jardin tel quel il était toujours—plein de variétés et de couleurs, sans personne d’autre qu’eux.  Les enfants commencèrent à inventer des histories sur le jardinier.  C’était un bossu, craignant d’être vu.  C’était une folle qui pourrait les attaquer avec un couteau.  Il avait commis un crime et le jardin était sa pénitence.  Elle était riche et payait les autres à créer et cultiver son jardin; sa générosité envers leurs parents était un moyen de montrer sa superiorité.  Deux enfants décidèrent de trouver la verité.  Ils allaient entrer dans le jardin et le détruire.  Certainement que le jardinier les arrêterait.
 
Un jour ils déracinèrent les lys.  Ils abattirent les buissons de rose; ils arrachèrent les dahlias et pietinèrent les bégonias.  Ils cassèrent les pétunias et les tournesols.  Rien ni personne ne descendit sur eux, entourés comme ils l’étaient par leur proper curiosité, leur insouciance, leur ruine.

 

 

 

 

Femme

 

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Fleurs

 

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